L’enseignement technique et professionnel

 

L’Enseignement Technique et la formation Professionnelle se caractérise par un réseau d’établissements au niveau national depuis la rentrée 2007/08.

 

 

Cette politique de rapprochement  résulte des états généraux de 1999 qui ont placé l’EFTP comme la seconde priorité du gouvernement.

 

Par ailleurs la formation professionnelle liée au Ministère de l’emploi a été depuis le mois de mai 2011 rattachée au Ministère de l’éducation nationale.

 

Cette nouvelle mission du ministère va faciliter la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’EFTP basée sur les recommandations des Assises de décembre 2007.

La situation actuelle des capacités au sein des différentes institutions publiques est présentée ci-après :

 

a.     Historique

 

 Jusqu’en 2007 les établissements publiques de l’ETFP étaient  constitués du lycée industriel et commercial (LIC), du LEP d’Ali Sabieh, du LEP de Tadjourah, de l’Ecole ménagère de Boulaos ainsi que du CFPA (jusque-là sous tutelle du Ministère de L’Emploi).

 

A la rentrée 2007 le premier CEMP (collège d’enseignement moyen professionnel) ouvre ses portes à Gabode. En 2010 cette structure devient le lycée technique de Gabode ; suivi par l’ouverture la même année des lycées techniques d’Ali Sabieh, de Dikhil et de Tadjourah. Enfin le lycée technique d’Obock ouvre ses portes à la rentrée 2011.

 

En 2008 l’Ecole hôtelière d’ARTA devient après réhabilitation et rééquipement le lycée hôtelier d’ARTA. En 2010 une extension est faite au niveau du LIC avec un nouveau bâtiment.

Enfin en décembre 2012 est inauguré à Damerjog, dans les localités de la région d’Arta, un centre de formation professionnelle destiné aux métiers de l’agriculture et de la pêche.

 

 

b.     Etat des lieux

 

 

Les lycées techniques

 

Les lycées techniques sont au nombre de 7 répartis comme suit : 2 lycées dans la capitale et 5 dans les régions de l’intérieure. Il y a 6 lycées d’enseignement technique et 1 lycée consacré aux métiers de l’hôtellerie.

  

A la rentrée 2013 on comptabilise au total 2704 élèves dans les lycées techniques. Les chiffres représentés ici semblent dérisoire face à la masse des élèves de l’enseignement secondaire générale ; cependant il ne faut pas oublier qu’un élève de l’ETFP coute en moyenne en cout de formation 4 fois plus chère que celui de l’enseignement générale.

D’autre part les structures actuelles surtout à Djibouti-ville ne permettent pas d’accueillir plus d’élève dans l’ETFP que les chiffres affichés que ce soit en termes de capacités d’accueil ou d’équipements disponibles.

 

Actuellement les lycées techniques sont financés sur budget national uniquement et disposent de fonds prédéfinis sur une année. Ces fonds sont débloqués par tranche et à chaque mois de Mars de la nouvelle année.

 

Cependant les montants alloués restent insuffisants de par le cout de ces matières d’œuvre qui reste élevé lorsque l’achat se fait par bon de finance par rapport à un achat direct sur fonds propres (en moyenne trois fois plus chère).

 

L’autre problème qui se pose est que les tranches ne sont  parfois pas toutes engagées et en général ce n’est que la 1ere tranche qui est engagé à partir de Mars sinon les lycées se retrouvent à tourner sans ou avec très peu de matières d’œuvre. La majorité des consommable achetés avec cette 1ere tranche étant utilisé pour les examens de fin d’années.

 

Pour ce qui est des équipements didactiques lourds, ils sont obsolètes et pour la plupart inutilisables (pour ce qui est du LIC, ils datent de son ouverture en 1993). Les autres lycées techniques étant plus récents, leurs équipements aussi mais cependant ce sont des équipements prévus pour des collèges d’enseignement professionnel initialement (anciens CEMP), il reste à les renforcer.

 

Les Centres de formations

 

Les centres de formations professionnelles sont actuellement au nombre de 3 : le centre de formation professionnelle pour les adultes (CFPA), l’école ménagère de Boulaos et le centre de formation aux métiers de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche de Damerjog.

 

Il est également prévu l’ouverture prochaine du centre de formation pour l’emploi et  l’entreprenariat de Balbala (CFPEE). Au total on comptabilise 510 apprenants dans les centres de formation professionnelle.

 

Les centres de formations sont depuis peu sous tutelle du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle. Les besoins sont différents et spécifiques à chaque centre.

 

Le CFPA étant le centre le plus ancien, il présente au jour d’aujourd’hui un grand chantier sur lequel il faudrait travailler sérieusement. Les locaux sont vétustes et les équipements obsolètes. Il faudrait complètement réhabiliter le centre.

 

Les besoins immédiats pour cette année scolaire sont la disponibilisation des matières d’œuvres indispensables aux fonctionnements des ateliers.

 

Le centre de formation aux métiers de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche de Damerjog est un nouveau centre inauguré en décembre 2012. Les locaux ainsi que l’ensemble des équipements présents sont neufs.

 

 Le centre possède deux filiales, une à Dikhil pour les formations en horticulture et une autre à Obock pour les formations en pêche.

 

Ce centre n’est pas encore budgétisé sur le budget national et fonctionne aujourd’hui sur un fond  de la FAO fournis lors de son ouverture.

 

L’école ménagère de Boulaos, précédemment sous tutelle de l’enseignement de base, accueille essentiellement des jeunes filles déscolarisées à des niveaux assez faibles formées dans les métiers de la cuisine/restauration ou encore en couture/broderie.

 

 

Cette école a besoin d’une rénovation de ces locaux ainsi qu’une restructuration des formations dispensées.