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Editorial Le bon choix Réforme de programme de l'enseignement fondamental

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LES COMPETENCES AU MENU

BON APPETIT

Après le « CLAD » suivi du NED, voici venues « Les compétences ». Cette notion dans l’air du temps, et adoubée par les maîtres – penseurs de la pédagogie appartient désormais à notre paysage scolaire.

En effet, C’est de la mise en question de notre école et la remise en question de son efficacité qu’était née le nécessité d’un changement, car tout système, pour être crédible, est condamnée à se transformer pour assumer les défis qui lui sont assignés.

Les recommandations formulées, lors de cette réflexion nationale, trouvent naturellement leurs expressions à travers ces reformes.

Cette nouvelle approche, qui répond à un triple défi

- Nécessité de répondre à l’augmentation de la quantité et de l’accessibilité des informations.

- Nécessité de donner du sens aux apprentissages.

- Nécessité d’efficacité dans les systèmes éducatifs

Prescrit un régime adapté aux carences diagnostiqués, tant au niveau structurel que pédagogique.

C’est ainsi que les cycles sont redimensionnés, le curriculum  reformulé et les apprentissages redéfinis à l’aune  des compétences qui remettent en cause les modes habituels de transmission, d’acquisition et de restitution des savoirs.

Désormais, dans nos classes, plus question de gaver nos enfants d’un programme insipide mais les  accoutumer aux délices des compétences.

Le rôle de l’enseignant se trouve sensiblement modifié par la même occasion.

Au maître transmetteur d’antan succède le concepteur, organisateur de situation et évaluateur aidant les aidant les enfants à intégrer leurs acquis grâce à des situations mobilisatrices de ressources proposées par ce nouveau magister qui retrouve son blason redoré.

Sous la supervision scientifique d’un expert, ce nouvel outil qui prend corps dans les ateliers du CRIPEN a été introduit depuis l’année dernière dans nos établissements.

Le public enseignant de la base et plus récemment du moyen (Sept 2002) en déjà bénéficié, lors de conférences pédagogiques, conjointement ou parallèlement menées par les institutions concernés (CRIPEN – CFPEN – service de l’enseignement de base), des formations informations indispensables à la mise en places de cette didactique centrée sur une conception fonctionnelle de l’enseignement.

Des sigles mystérieux font leur apparition (OTI –OII) des notions étranges qui ont nom ‘’ capacité, savoir-faire, savoir-dire . .. » se mêlent et s’entremêlent pour prendre forme en situation.

Des concepts peu rassurants et une démarche exigeante qui gênent et dérangent le soporifique quotidien des classes.

Au crainte de l’inconnu et à la confusion première fait peu à peu place la maîtrise de l’outil et la sérénité dans l’esprit, des praticiens soutenus par les guides conçus et les dispositifs sans cesse revus. Sans oublier, les moyens matériels consentis

Sur le terrain, après les moments de sensibilisation, information et expérimentation, la généralisation de l’approche devient une réalité vécue par les enseignants de la 1éré Année de base depuis cette rentrée (Sept 2002)

Bien sevrés, toute indigestion ou crise de foie pédagogique serait en principe, circonscrite chez ces pionniers, dont leur rôle ne serait plus de transmettre mais de concevoir et gérer des séquences d’apprentissages dans lesquelles des situations nouvelles amenant  les apprenants à agir et inter agir.

On serait tout de même en droit de se demander :

 - Mais que porte cette méthode ?

 - Qu’apporte –t-elle à notre système ?

 - Que rapportera -t’elle à nos enfants ?

et par le même occasion  serai tenté de répondre :

 - Que cette nouveauté porte les germes de l’innovation porteuse d’espoir,

 - Qu’elle apporte le  brin      de souffle indispensable à notre système asphyxié et rapportera peut-être la joie de la réussite à ces pauvres enfants accablés par la tristesse de l’échec, avec le vif espoir de n’être point trahi dans mes naïves convictions.

 Nous serait – il donc permis de tergiverser, polémiquer    ou à plus forte raison, se placer en pour fendeur d'une indispensable rénovation.

Quand nous avons devant nous cette terrible alternative « EDUQUER ou PERIR » comme l’a si bien formulée le Pr. KI ZERBO pour stigmatiser nos consciences.

Et pour ne pas vous laissez sur votre faim devant tant d’interrogations et surtout après cette alléchante annonce du début, je vous convie à table pour déguster avec méditation ce prophétique message.

 

« Le meilleur peuple est celui qui a la meilleure école
s’il ne l’est pas aujourd’hui il le sera demain »

   

Ali ABDI ADEN 
 
 IEN DJIB3

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