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Editorial Le bon choix Réforme de programme de l'enseignement fondamental

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Bulletin N° 26,27, ...


Bienvenue aux nouveaux instituteurs

Le bon choix

Au cours de votre formation au CFPEN ou à l’inspection primaire, vous étiez sensibilisés à la spécificité de cette institution appelée « ECOLE » et surtout aux enjeux de l’exercice de votre futur métier d’instituteur. Aussi ambitieux que soient les objectifs de ce premier temps de formation dite initiale, on ne peut que vous doter que de ces premiers repères indispensables à tout débutant, il vous appartient désormais de construire votre technique dans l’exercice réel de votre profession.

Car on ne le dit jamais assez, quelles que soient la qualité et la portée d’une formation professionnelle, on se situe inévitablement  dans le domaine de l’anticipation ; elle reste par conséquent en général théorique, approximative, hypothétique.

Vous avez choisi un métier difficile, mais combien passionnant !

Difficile parce que l’erreur n’est pas admise passionnant parce que le plaisir est immense, l’ennui inconnu ! Ce métier vous l’avez voulu et soyez rassuré, vous avez fait le bon choix.

Oui, enseigner est un acte complexe, car il requiert des compétences multiples, une disponibilité constante, une formation ciblée et continue. C’est un métier dont les secrets se découvrent avec la pratique.

Une fois, dans une école cous constaterez que ce métier  présente  des dimensions auxquelles vous n’êtes plus réellement préparées malgré la qualité académique de votre formation. En dehors de la classe, l’école reste un centre d’échange, une véritable communauté de travail et de partage, un lieu de vie. Vous serez donc appelés à gérer, à faciliter des relations inter personnelles, cette dimension est loin d’être négligeable.

A l’école, vous devez assumer des responsabilités

Dans ses obligations naturelles, l’instituteur est appelé à assumer un certain nombre des responsabilités inhérentes à son métier d’éducateur. L’exercice de ces responsabilités se pratique quotidiennement en classe, dans la cour voire en dehors de l’établissement scolaire.

Ordre et discipline

L’école lieu d’éducation par excellence doit enseigner aux enfants qui la fréquentent, à s’organiser et à se diriger eux mêmes. Tout travail fécond, tout apprentissage sérieux nécessite ordre et discipline, il appartient au maître de trouver les stratégies qui conviennent à chaque moment, à chaque élève, à chaque groupe de classe. Il s’agit de créer à tout moment une ambiance saine de travail dans un esprit de respect et de collaboration.

Il convient d’éviter dans tous les cas, les excès qui risquent de conduire à l’obéissance excessive et à la passivité absolue. Il faudrait plutôt habituer l’élève à une discipline raisonnable, acceptée et bien comprise. Dans ce domaine on ne saurait mieux dire que Freinet : « N’organisez pas la discipline, organisez le travail. La perfection de la discipline naîtra de la perfection du travail ».

 Règlement

Les premières consignes  réglementaires qu’on donne à l’élève sont celles relatives au respect des horaires de l’école. L’école commence à une heure précise, les retards se sont en aucun cas excusables, ils ne sont ni tolérés, ni négociés. Une des premières responsabilités de l’instituteur consiste à donner à l’élève, l’habitude de l’exactitude. Ces bonnes habitudes s’acquièrent  bien sûr en début d’année mais se consolident et s’approprient avec le temps, il s’agit d’éviter les traitements exceptionnels et surtout ne pas perdre de vue, le maître reste le modèle incontournable ; vous ne pourrez rien exiger de vos élèves si vous n’êtes pas exigeant envers vous-mêmes.

Surveillance

Elle permet de prévenir aux manquements à la discipline et d’éviter les accidents, surtout dans la cour de récréation car, être fragile, l’enfant a besoin de protection, son imprudence le met en danger.

Tout en évitant les interventions systématiques et les pratiques « policières » la bonne surveillance vise une éducation de la liberté, elle stimule le développement de l’esprit de responsabilité, assure une transition heureuse entre le métier d’écolier et la vie d’adulte en préparation. A tout moment, la surveillance exige l’entière présence du maître tout au long de la période que dure cette tâche d’une extrême importance. Restez calmes, fermes et surtout prévoyants, c’est à dire écarter les causes, voire les risques d’accident en empêchant les désordres et les indisciplines.

En classe, n’abandonnez jamais vos élèves, même s’ils sont occupés par un travail écrit. Si vous êtes contraint de quitter votre salle de classe, prévenez le directeur ou en cas d’impossibilité ou d’absence de ce dernier, un collègue qui comblera, le vide crée par une situation d’extrême urgence.

A la récréation, le meilleur surveillant reste celui qui s’intéresse aux jeux des élèves et circule constamment parmi eux, interpelle ou arrête ceux qui se livrent à des jeux dangereux.

Un maître assis entouré de ses collègues dans un coin ombragé n’assure aucune surveillance et met les élèves en danger.

 Les accidents

Plus vous acquittez de cette responsabilité, je veux dire la surveillance, avec sérieux et rigueur plus vous serez en mesure de réduire les accidents fâcheux au minimum ; cela doit vous paraître l’évidence même, pourtant il n’existe guère d’autres secrets. Cependant en prenant toutes les précautions, vous n’êtes malheureusement pas toujours à l’abri d’un accident regrettable.

Que faire en cas d’accident ?

La procédure administrative vous sera communiquée par le directeur de l’école dès le jour de la rentrée, il faudra la respecter rigoureusement. En cas de blessure, sans vous affoler, ni jouer au médecin, appelez le maître de service ou le directeur qui doit faire venir une ambulance et faire transporter le blessé à l’hôpital. Si vous êtes en zone rurale, faites transporter le plus rapidement l’élève en question au chef lieu, par les moyens les plus rapides en prenant toutes les précautions nécessaires. Surtout ne pas oublier de prévenir les parents de l’élève blessé même si son cas ne vous paraît pas grave.

Le châtiment corporel

N’oubliez jamais que les châtiments corporels sont strictement interdits à l’école. La moindre infraction à cette règle vous expose à des graves ennuis. Aucun prétexte n’est accepté dans ce domaine aucun contexte ne justifie cette pratique barbare d’un autre âge.

Pour conclure sachez que les premières heures de classe risquent de vous paraître difficiles ,parfois insurmontables ,mais ces moments d’incertitude ne durent pas très  longtemps et les confusions se dissipent très vite, soyez rassurés .Toutefois le premier contact avec les élèves reste fondamental et les premières séances demeurent déterminantes, alors soyez prêts et surtout ne perdez pas de temps, mettez les élèves au travail dès leur rentrée en classe .Ne jamais perdre de vue que les élèves viennent à l’ école, d’abord pour acquérir des savoirs et que le temps passé à l’ école reste en définitif très limité, les minutes sont précieuses, les gaspiller serait bien dommage !Quelle que soit la méthode choisie ,vous devez vous assurer de l’efficacité de vos actions aux bénéfices des vos élèves, pour cela il faudra :                                                         

  • Organiser votre travail avec rigueur, clarté et précision, cela vous fera gagner du temps et vous facilitera le suivi des élèves au cours de l ‘apprentissage .
  • Diversifier les activités pour répondre aux besoins de tous les élèves.
  • Centrer toutes vos activités, vos réflexions, vos évaluations sur l’élève de façon à dévoiler à tout moment ses difficultés , ses progrès ,ses préférences .
  • Evaluer les performances de façon systématique cela vous permettra de mieux cibler vos objectifs, d’ ajuster votre enseignement aux besoins de chaque élève à tout moment 
  • Travailler en équipe, car dans une école vous n’êtes jamais seul et on append beaucoup avec ses pairs,n’hésitez jamais à consulter un collègue, le directeur de l’école, le conseiller pédagogique ou l’inspecteur en cas de difficulté.

Faut-il enfin vous rappeler que votre enseignement perd toute signification si vous négligez le paramètre affectif. La création d’ une ambiance favorable, la valorisation des performances, restent  des conditions indispensables dans tout apprentissage.                                                                                                            

Il s’ agit de :

-          se doter d’une  stratégie de communication adaptée à chaque circonstance : aider  à cerner une difficulté, gérer un conflit, féliciter , encourager…

-          créer une relation  interpersonnelle basée sur la confiance et la compréhension entre vous et votre élève, votre réussite professionnelle passe obligatoirement par cette dimension. , après tout enseigner  c’est aimer.

                                                                                                                                                 

Je laisse le dernier mot à  A.de St Exupéry :

« On ne voit bien qu’ avec le cœur , l’ essentiel est invisible pour les yeux »

 

 

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