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Séminaire
régional de formation des personnes ressources
de l’Océan Indien et des Pays
des Grands Lacs
Du 8 au 15 juin 2002
au
CRIPEN
Le CRIPEN a abrité du 8 au 15
juin 2002, un séminaire régional sur les politiques nationales en éducation
de base et curricula.
L’Agence
Intergouvernementale de la Francophonie ( AIF) a organisé en collaboration avec
le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur , un
séminaire régional à
destination des personnes ressources des pays de L’Océan Indien et des
Grands Lacs.
Cet
Atelier Régional qui a eu pour intitulé « Les politiques nationales
en éducation de base et curricula »
a réuni des participants du Burundi, des Comores, de Djibouti, du Rwanda
et des Seychelles.
Les
séminaristes au total 25 personnes, tous
cadres du ministère de l’éducation de leur pays respectif ont en charge les
questions relatives à l’élaboration des curricula de l’enseignement
fondamental.
Cette
formation ouverte à la salle de conférence du CRIPEN a été animée par trois
experts-animateurs du Pool multilatéral d’Experts Francophones en sciences de
l’éducation.
Les objectifs du séminaire
Ce
séminaire est intervenu suite à la création par l’Agence
Intergouvernementale de la Francophonie d’un Pool multilatéral d’experts
francophones en sciences de l’éducation et ce dans la mise en œuvre des
orientations de la CONFEMEN et de la conduite du projet « Appui à
l’élaboration et à la
consolidation de politiques nationales en éducation de base » pour le
biennum 2002 – 2003..
Placé sous l’égide de l’AIF et du MENESUP, le
présent séminaire répondait aux objectifs suivants :
-
vulgariser le document scientifique et méthodologique édité par l’AIF en
collaboration avec le Pool multilatéral d’experts francophones.
-
asseoir les principaux concepts relatifs à la problématique des politiques
nationales d’éducation et d’élaboration de curricula en termes de
compétences.
-
initier les participants à l’usage d’une méthodologie souple et réaliste
en matière de politique d’éducation de base et d’élaboration de curricula
en termes de compétence.
-
partager les expériences et échanger la documentation relative au thème du séminaire.
Organisation et activités du séminaire
Après
les discours officiels de son excellence Monsieur le ministre de l’Education
et de l’Enseignement Supérieur M. Abdi Ibrahim Absieh et de Madame Annick
d’Almeïda, représentante de l’Administrateur Général de la Francophonie
M. Roger Dehaybe, , la prise de la photo de famille,
les séminaristes ont eu à adopter le calendrier du séminaire.
L’atelier
qui a duré huit jours, a fait un dosage entre les exposés à caractère théorique
et les activités pratiques afin de permettre aux participants de s’imprégner
des domaines très variés inhérents au démarrage institutionnel à
l’approche curriculaire et sa mise en œuvre. Parmi les nombreux thèmes traités,
on peut relever :
-
le projet éducatif et la politique d’éducation.
-
Les fondements historiques et théoriques de
l’approche par les compétences.
-
Les paradigmes pour l’élaboration d’un curriculum.
-
La gestion et l’expérimentation de la réforme curriculaire.
-
L’analyse institutionnelle en vue d’une mise en œuvre éventuelle de
l’approche par les compétences dans l’éducation de base.
-
Les étapes de la mise en œuvre de l’approche par les compétences dans l’éducation
de base.
-
Le système d’évaluation.
La méthode de travail
L’animation
a mis l’accent sur l’approche participative en cultivant l’interaction
entre les séminaristes par les études de cas,
à travers les travaux d’ateliers mixtes ou par pays. Les participants
ont donc eu à plancher sur l’état des lieux
de leur pays et ont mis en surface les problèmes d’efficacité interne
et externe, d’équité dont souffrent nos systèmes éducatifs.
L’atelier
a cultivé une analyse objective de la part des participants qui ont mis en
exergue les bénéfices attendus de l’approche curriculaire.
Synthèse et recommandation
Les
participants ont été unanimes quant à la part d’amélioration de la qualité
de l’enseignement que va jouer
l’approche par les compétences qui exige un suivi permanent des
apprentissages et une révision du système d’évaluation. Parmi les synthèses
sur les travaux d’ateliers, notons
les gains escomptés par cette approche curriculaire :
En
terme de qualité : Le développement de compétences de base permet une
meilleure conservation des acquis qui sont installés de façon durable.
En
terme de cohérence : Les programmes sont adaptés avec le milieu et présentent
une continuité dans la progression des apprentissages.
En
terme d’harmonisation : A travers l’orientation vers un enseignement
fondamental, les programmes, les manuels conçus sur la base d’une même
approche permettent un enseignement moins cloisonné au niveau des cycles mais
aussi au niveau de degré ( primaire/ secondaire).
En
terme de motivation : Pour l’élève, le succès aux activités d’intégration
constitue un défi motivant et sous-tend une participation active.
L’enseignant, par l’engagement dans un système d’évaluation
d’année et de cycle, se sent plus responsable, mais aussi plus motivé car
mieux formé et bénéficiant d’un soutien matériel et d’une meilleure
condition de travail.
Conclusion
En
organisant un séminaire d’une telle ampleur, en collaboration avec la République
de Djibouti, l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie a voulu traduire
en action les orientations de la CONFEMEN qui ont pris l’engagement
d’entreprendre la refondation des systèmes éducatifs par la construction des
curricula par les compétences.
Ce
séminaire a permis au CRIPEN, engagé dans la réécriture et l’expérimentation
de nouveaux programmes, de s’ouvrir aux pays de la région, de bénéficier de
l’expérience de ses pairs et de faire connaître son expérience. Précisons qu’une des
priorités de ce séminaire était de s’imprégner des expériences novatrices
du pays hôte, en l’occurrence celles de la République de Djibouti !
Madame
Nimo Boulhan Houssein
CRIPEN
Coordinatrice et animatrice du séminaire régional
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