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Chers enseignants, chers parents d'élèves, chers enfants. Au lendemain de mon accession à la tête de l'exécutif national, je décidai avec votre soutien à atteler à une réforme en profondeur de l'institution séculaire qu représente notre école. Cette école, qui a produit de nombreuses élites d'une société à l'origine pastorale, se trouvait être dès l'origine, un creuset de l'intégration intercommunautaire et culturelle. Elle a contribué à former, aux premières heures, les pionniers djiboutiens de l'enseignement et des pédagogues exceptionnels, tels que les regrettés Ahmed Farah, Robleh Boulaleh, Djama Youssouf, Saïd Laurent, Mohamed Ali Cheïko et bien d'autres auxquels je rends hommage et dont l'Ĺ“uvre a laissé des traces indélébiles dans nos mémoires. C'est conscient de ce passé prestigieux et fondateur de notre identité nationale mais aussi de ses limites face aux défis de la mondialisation du savoir et de la connaissance que nous avons initié une réflexion issue, elle-même, d'une nouvelle conscience nationale. Nous avons cru, nous avons osé et nous avons agi dans cette optique. Les besoins de notre pays sont énormes, notre pari sur l'avenir repose sur la seule, mais non des moindres, richesses que nous possédons : le capital humain. Et qui pouvait en être meilleur dépositaire si ce n'est notre système national d'éducation et de formation ? Les réformes ont servi de base stratégique à une nouvelle approche, autre que celle héritée de l'ère coloniale, la naissance d'une véritable école djiboutienne, disposant un savoir-faire en cohérence avec un savoir-être, et contribuant à la consolidation de notre identité. Le caractère tangible des efforts consentis dans le cadre de cette réforme, se reflète dans la facilitation des conditions d'accès à l'école, l'élargissement à toutes les franges de la population, en particulier les milieux les plus défavorisés et les zones vulnérables. Outre la construction et la réhabilitation de nombreuses infrastructures scolaires, la réforme a mis l'accent sur un très important volet, la contextualisation et l'adaptation du contenu de l'enseignement. Nous sommes fiers d'avoir un système éducatif de référence régionale, car multilingue.
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L'école djiboutienne permet à chaque citoyen de disposer dès son plus jeune âge de trois langues internationales, le français, l'arabe et l'anglais, et ce, dans un souci d'ouverture sur le monde extérieur, et de compétitivité. La réforme a également donné l'opportunité à de nombreux personnels d'encadrement de bénéficier de formations spécifiques de très haut niveau, permettant à l'éducation nationale de voir émerger un nouveau corps professionnel composé de concepteurs planificateurs et évaluateurs du système éducatif djiboutien lui donnant ainsi, une capacité scientifique de production d'outils didactiques, adaptés au contexte socio-économique actuel. Nous avons appris à capitaliser sur les balbutiements de l'après-indépendance. Notre école a une histoire. C'est une école dont les racines laïques et sa vocation fondamentalement démocratique, de partage et d'égalité, auxquelles nous adhérons. Nous nous préparons, aujourd'hui, à la prise en charge intégrale de notre système éducatif et à l'appropriation de cette nouvelle école par l'ensemble de la société djiboutienne.
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